Le Ruban de l’Espoir 8ème édition : toutes ensemble contre le cancer du sein

Le 1er Octobre, Le Ruban de l’Espoir lancera sa 8ème campagne de sensibilisation au cancer du sein avec pour thématiques : le bien-bouger, le bien-manger et le bien-être.

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Depuis 1985, le mois d’Octobre dédie ses 31 jours à la lutte contre le cancer du sein. De nombreuses initiatives s’organisent dans le monde entier afin de lever des fonds pour la recherche et d’informer les populations en encourageant les femmes à se faire dépister régulièrement.

C’est dans cet objectif commun et cette même dynamique que Françoise SELLIN, créatrice de l’événement et fondatrice du Collectif K oeuvre pour une prise de conscience et un changement d’attitude face au cancer du sein.

Mon histoire de cancer

En me ralliant à cette cause, j’ai envie de sensibiliser au dépistage en racontant mon histoire, ou plutôt, celle de ma maman.
Elle n’a que 36 ans quand elle développe son cancer du sein en 1981. On lui découvre une tumeur, de taille déjà critique, provoquée par les rayons du soleil.
Dans les années 80, c’est « tendance » de faire du topless sur les plages (bronzer sans le haut) .
22 ans plus tard, cette stupide mode et ce méchant coup de soleil lui seront fatal.

A cette époque, le cancer du sein comme les autres formes de cancer, est une maladie tabou. Les médias en parlent peu sinon comme d’une mauvaise grippe. Les campagnes d’information, de prévention et de dépistage ne sont pas encore d’actualité, et les malades souffrent en silence, la peur d’en parler autour d’eux, craignant d’être montrés du doigt.

Pour ma mère, l’annonce de son cancer en pleine gueule, fait l’effet d’une bombe à retardement. Un médecin sans empathie ni aucune psychologie, la terrasse de peur.
L’ablation du sein est alors envisagée et même recommandée. Mais par crainte légitime, celle d’avoir un sein en moins, de se savoir mutilée, attaquée dans sa féminité et si jeune, car la chirurgie reconstructrice mammaire n’était pas encore répandue, elle se laisse convaincre de faire une mastectomie partielle (= ablation de la tumeur ainsi qu’une partie des tissus avoisinants et du revêtement des muscles pectoraux) .accompagnée de radiothérapie, traitant d’un côté mais abîmant de l’autre.

20 ans durant, sa vie sera ponctuée de visites de contrôle à l’Institut Curie à Paris. Elle reprendra espoir en périodes de stabilisation et doutera de sa guérison lors de rechutes traitées par séances de chimiothérapie.
Je l’entend encore s’interroger : Mais pourquoi moi ? Si seulement j’avais fait plus attention. Qu’est-ce qu’il m’a pris de bronzer les seins nus ? Et si l’ablation avait été finalement LA solution ?
Il est déjà trop tard. En 2001, de nouvelles métastases font leur apparition, ailleurs cette fois-ci. Elle se sait condamnée. Elle renonce à subir un énième acharnement thérapeutique et les effets secondaires dévastateurs.
Elle se remet alors à son auto-médication, consulte son généraliste qui lui prescrira des anti-douleurs et des anxiolytiques. Voulant rester digne dans sa féminité, elle cohabitera coûte que coûte avec le crabe, et poursuivra sa vie d’épouse et de mère, certes, très diminuée, mais toujours tirée à quatre épingles, sans jamais se plaindre.
La descente vers l’enfer durera 2 ans. 2003, fin du combat. Maman tire sa révérence, elle vient d’avoir 59 ans.

Le dépistage, un geste simple qui rassure et peut sauver

Malgré la connaissance des principaux facteurs de risque et des essais en cours de prévention médicamenteuse assez prometteurs, il est impossible d’éviter la survenue d’un cancer du sein.
Le mieux reste encore de dépister la maladie le plus rapidement possible, de façon à simplifier les traitements et accroître considérablement les chances de guérison.

L’idéal étant une consultation annuelle à partir de 30 ans. Pour ma part, je me soumet à un examen tous les deux ans depuis l’âge de 24 ans : mammographie + échographie.
Pas le choix, j’ai un terrain héréditaire : une mère, une grand-mère et une arrière tante maternelles.
La dernière est encore de ce monde, elle a subi l’ablation des deux seins en 1973, sans reconstruction mammaire, cela va sans dire.

A chaque consultation,  je tremble, j’ai peur à l’idée que l’on me découvre une tumeur.
Alors je prend sur moi, je me rassure aussi à me dire qu’en effectuant ce dépistage régulièrement, j’augmente mes chances de guérison dans l’hypothèse où l’on me trouve une tumeur.

Ce n’est qu’un mauvais moment de stress à passer et indolore, contrairement aux idées reçues de nombreuses femmes. Certes, certaines techniciennes manquent parfois de pédagogie et de douceur. Mais d’expérience, en leur parlant, en leur expliquant notre appréhension, elles savent se montrer plus avenantes et rendre l’examen, banal.

Et puis, miser sur la politique de l’autruche, se dire qu’on a le temps de la faire cette mammographie, que le cancer, ça n’arrive qu’aux autres,  pourrait finir par nous coûter une vie, la nôtre.

L’espoir fait vivre : plus de 3 cancers du sein sur 4 sont guéris !

Restons optimistes, nombreuses sont des femmes guéries du cancer du sein.

Près d’1 femme sur 9 sera concernée par un cancer du sein au cours de sa vie, le risque augmentant avec l’âge.
Moins de 10% des cancers du sein surviennent avant 40 ans. L’incidence augmente ensuite régulièrement jusqu’à 65 ans. Ceci, associé au fait que la densité de la glande mammaire est moins importante à cet âge, justifie le choix de la tranche d’âge de 50 à 74 ans retenue pour le dépistage organisé.

Après avoir doublé entre 1980 et 2005, l’incidence semble désormais en phase de stabilisation. Plus encourageant encore, la mortalité (nombre de décès/an) n’a, elle, pas augmenté depuis les années 80. Le résultat d’énormes progrès, tant au niveau du dépistage que de la prise en charge médicale de la maladie.
Pour preuve, aujourd’hui, plus de 3 cancers du sein sur 4 sont guéris en sachant que tous les types de cancers n’ont pas le même pronostic.

Bien évidemment, nous ne sommes pas toutes égales devant la maladie.
5 à 10 % des cancers du sein sont des formes héréditaires, c’est-à-dire attribuables à une mutation génétique transmise par un parent. Le risque de cancer du sein est nettement augmenté chez les femmes porteuses d’une mutation et l’âge d’apparition du cancer est souvent précoce (avant 40 ans).

Alors comme je dis souvent : « mieux vaut prévenir, que guérir »
Et plus tôt on prévient, plus vite on soigne, plus longtemps on vit.

Un moment de partage pour vivre mieux

Depuis 8 années, le Ruban de l’Espoir clame son message « Avant, pendant et après le cancer, vivre mieux ! »
Parce que nous sommes TOUTES concernées par ce sujet, pour participer à l’avancement des recherches de cette cause universelle ou simplement partager cet élan de solidarité, il est important de se mobiliser. Alors rejoignez le mouvement du Ruban de l’Espoir.

Cette année, le Ruban de l’espoir nous fera parcourir la France et la Belgique en s’arrêtant, le temps d’activités sportives, ludiques et culturelles dans 16 villes-étapes.

Françoise SELLIN, créatrice de l’événement, s’est entourée d’une nouvelle délégation pour animer des ateliers et nous faire découvrir leur talent tout au long du mois d’Octobre :

  • Le contre-tenor Yan Golgevit, ambassadeur de cette 8ème édition
  • Le Chef Olivier Chaput, parrain cette année
  • Bénédicte Van Craynest, diététicienne spécialisée en micro-nutrition et vice-Présidente de l’association « Au sein des femmes »
  • « Euro Toques », la seule association lobbyiste composée de Chefs cuisiniers, reconnue officiellement par la Commission Européenne.
    Fondée par Paul Bocuse et co-présidentée par Guillaume Gomez (chef du Palais de l’Elysée et Michel Roth (anciennement chef doublement étoilé du Ritz).Pour tout savoir sur le programme et vous associer à l’événement http://rubandelespoir.fr

Le Ruban rose, tout un symbole ! 

Le premier Ruban Rose fut introduit par la Susan G. Komen Breast Cancer Foundation. Elle remit des visières roses à des personnes ayant survécu à un cancer du sein qui participaient à la course Race for the Cure depuis le début de 1990.
Quelques mois plus tard, en 1991, chaque participant du New York City Race reçut un ruban rose. Cependant, le ruban n’avait pas une importance si grande pour eux, puisqu’il s’agissait d’un détail mineur dans un événement important !

En 1992, Mrs. Evelyn H. Lauder, a co-créé le Ruban Rose avec Self Magazine.
Devenu le symbole mondial du mois de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein, le porter, c’est déjà participer au mouvement de solidarité aux malades. Et Dieu sait qu’ils en ont besoin.
80 % de la guérison passe par le mental.

En France, les Rubans Roses sont disponibles durant le mois d’octobre sur les présentoirs d’information mis en valeur par tous les partenaires de la campagne 2015 : mairies, collectivités locales, entreprises privées, centres de médecine du travail, associations, parfumeries, etc ; sur les points de ventes Estée Lauder et Clinique ainsi que dans les parfumeries Marionnaud qui relaient le kit d’Information édité par l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en 

Le cancer du sein en chiffres chez la femme*

Nombre de nouveaux cas estimés de cancer du sein en 2012 : 48 763.
Âge moyen au diagnostic en 2012 : 63 ans.
Dans plus de 8 cas sur 10, ce cancer touche des femmes âgées de 50 ans et plus.
Nombre de décès par cancer du sein estimés en 2012 : 11 886.
Âge moyen au décès en 2012 : 73 ans.

Survie nette (c’est-à-dire celle qu’on observerait si la seule cause de décès des personnes atteintes de cancer était le cancer) en 2008 (diagnostics portés entre 1989 et 2004) : 86 % à 5 ans, 76% à 10 ans.

(*) Source : les cancers en France en 2014 par l’Institut National du Cancer

Où vous informer :
Le Collectif K
Institut Gustave Roussy
Institut National du Cancer
La Ligue

Auteur : Laure du blog'

Bonjour et bienvenue ! Je m'appelle Laure, je suis Parisienne depuis 20 ans, j'adore ma ville mais rêve aussi de grand air ! Je travaille dans une Agence de com audio visuelle, je suis maman d'une fille depuis 2011 et d'un garçon depuis 2015, j'adore mes enfants mais la vie (sans eux) aussi. J'ai toujours pris du plaisir à écrire. Alors l'idée d'un blog pour sortir des comptines et partager mes coups de coeur beauté, bien-être, food, kids, sorties. Car on peut être mère, on n'en reste pas moins une femme. Pour moi la vie est une fête et le vrai plaisir est celui qu'on partage. A très vite à lauredublog ; )

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